Archives de catégorie : Métro boulot dodo

Une journée type en confinement

la #CoronaMaison de P’tit Loup ! © mamannentendpas.fr

Depuis le confinement, les journées qui passent se ressemblent toutes, ou presque !

Le matin…

En semaine, je me lève à 7h30, je gagne quand même une heure de sommeil par rapport à avant le confinement. Mes enfants n’ont pas d’heure de lever puisqu’ils n’ont pas école… Je prends mon petit déjeuner plus longuement que d’habitude comme si j’étais en week-end tous les jours : actualités, réseaux sociaux, mails.

Ensuite, si je bosse, j’attaque la journée de travail. Les horaires ne changent pas pour autant pour moi qui suis matinale. J’aime bien profiter du calme matinal (oui, à côté, avec les enfants qui regardent des dessins animés) et attaquer les projets en forme.

Je travaille généralement dans notre principale pièce à vivre (mon mari aussi mais il a son propre bureau, le veinard !). J’ai récupéré un 2ème écran d’ordinateur. Pour vous donner un aperçu… quand je suis assise à une table, j’ai devant moi :

  • mon ordinateur portable professionnel
  • et derrière, le 2ème écran qui trône sur une pile de grands livres brochés afin d’obtenir le bon niveau de l’écran par rapport à mes yeux…

Question d’ergonomie ! comme j’avais mal au dos dès le début du confinement, j’ai réussi à ajuster les défauts de l’ergonomie chez moi et depuis, ça va !

Et mes enfants jouent dans la même pièce que moi, ou dans leur chambre… Quand ils les ont reçus, ils font leurs devoirs, surtout P’tit Loup qui aime bien en faire le matin. Tchipie, un peu plus difficile, nous l’accompagnons quand nous le pouvons. Sinon nous rattraperons ce qu’il reste à faire pendant nos week-ends ou nos jours de congé (ou même fériés !).

Alors, je reviens à mon quotidien professionnel… Quand j’ai une visioconférence avec webcam et son, alors je monte tout mon équipement (ordi portable + 2ème écran) dans la chambre de mon fils qui a un bureau. Et j’y reste le temps de la réunion. Je ferme la porte, je peux parler, intervenir en réunion. Après, je redescends le tout dans la pièce à vivre.
Eh oui, ce n’est pas pratique mais je n’ai pas le choix, je ne peux pas squatter la chambre des enfants tout le temps du confinement !

Le midi…

Enfin, je prends ma pause déjeuner à partir de midi, je fais tout pour ne pas avoir de réunion qui dépasse cette heure (il arrive qu’on ait des réunions d’équipe qui courent jusqu’à 12h30…).

Je tiens à privilégier le temps de déjeuner pour me déconnecter et profiter d’un bon repas avec mon mari & mes enfants. Nous déjeunons souvent dans la cuisine – quand l’air extérieur est un peu trop frais, parfois sur notre terrasse. Nous avons la chance d’avoir un extérieur pendant cette période particulière.

Après déjeuner, nous nous reposons. Je me vide l’esprit et j’essaie d’éviter les écrans pendant ce court moment, je lis, je brode, je colorie, je jardine, ça varie selon mon humeur.

la #CoronaMaison de Tchipie ! © mamannentendpas.fr

L’après-midi…

Puis, pour le jour de travail… je reprends le télétravail en début d’après-midi. Les enfants jouent sur tablette ou aux jeux vidéo; c’est le moment idéal pour travailler à fond car ils ne nous embêtent pas !

Avant le confinement, j’avais déjà 1 journée de télétravail par semaine, et pendant les grèves de décembre, je passais à 2 ou 3 jours de télétravail par semaine, cela ne me dérangeait pas mais je faisais tout pour caler des réunions importantes pendant les jours de présence sur mon lieu de travail. Pour échanger plus facilement sur des sujets compliqués, garder un contact humain…

Là…. Non, je ne peux plus. En plus des enfants à occuper !
Alors, pour les réunions que je dois animer, comment faire à distance ? Et les réunions pendant lesquelles je peux intervenir, comment faire entendre ma voix (au sens propre comme au sens figuré !), comment exprimer mon opinion ? Une nouvelle montée en compétence !

Mais de plus en plus, je suis frustrée malgré la bienveillance de mes collègues. Au bout d’un mois de confinement, je saturais vraiment avec ces réunions à distance qui n’ont pas diminué en nombre, bien au contraire ! Je ne supporte plus de mettre autant d’énergie quand je me rends compte que je suis encore plus spectatrice à une réunion qu’avant. J’en parlerai dans un autre billet.

Là, on est déjà dans le 2ème mois de confinement, ça va mieux pour ce type de réunion, j’ai appris à trier ce qui me convient et ce qui ne me va pas, à refuser une méthode de travail, à m’exprimer davantage à mes collègues. Mais il arrive que je vacille encore parfois, je l’avoue. Je ne suis pas une super héroïne.

Souvent, en milieu d’après-midi, on sort. Avec les enfants, en famille ou bien seul.e pour des courses alimentaires. ça nous fait une coupure routinière. ça fait du bien de sortir de la maison, de marcher plus longuement, de faire de la trottinette ou du vélo pour faire défouler les enfants…

Je remarque aussi que beaucoup de passants ne portent pas de masque (nous non plus!) contrairement aux commerçants et vendeurs. A la caisse d’un magasin, soit je leur dis que je suis sourde, que je ne peux pas comprendre car je ne vois pas leur bouche, soit ils devinent à ma voix que je suis sourde.
Certains baissent spontanément le masque, d’autres non.
S’ils ne baissent pas leur masque, ils arrivent à se faire comprendre en mimant, en écrivant sur un bout de papier, en me montrant l’écran de la caisse (pour le montant à payer)… et j’ai découvert par cette occasion qu’une boulangère sait dire merci en langue des signes !

Il arrive que, quand on se connait un peu, on me demande en gardant le masque : ‘ça va ?’… On me prend pour une malentendante… Malgré cela, je comprends la petite question très simple et habituelle, j’entends un peu, je devine aussi grâce aux expressions de son visage que j’ai appris à connaître avant le confinement, et je réponds naturellement. Je suis agréablement surprise par ces détails qu’on ne remarquerait sans doute pas en temps normal…

Ma #CoronaMaison – © mamannentendpas.fr

Le soir…

Le soir, je ferme mon ordinateur généralement entre 17h et 18h. Je mets un point d’honneur à ne plus dépasser les 18h du soir. Le premier mois du confinement, on perdait la notion de temps, on avait carrément l’impression de bosser plus qu’avant. Là, je ne me laisse plus avoir depuis deux ou trois semaines déjà.

Pour les soirées (qui sont agréablement plus longues à profiter sans les transports urbains), mes habitudes sans les sorties… les jeux de famille, les couchers des enfants, les séries, les films en famille, en solo ou en couple…

Quelques fois, j’ai besoin de me déconnecter des écrans, et je plonge dans ma lecture. Au début du confinement, j’avais beaucoup de mal à lire chez moi, j’en avais l’habitude pendant les 2h de trajet quotidien… puis, petit à petit, j’y reprends goût… J’ai aussi décidé de ne lire que les livres brochés qui se trouvent dans ma bibliothèque 🙂 Puisque je ne prends pas les transports, j’en profite !

Le week-end…

Pour les week-end, les jours de congé… nous gardons nos bonnes habitudes de week-end, toujours sans les longues sorties, expos, ciné, shopping, voyages… que je rêve de retrouver un jour quand ça ira mieux en France.

Nous profitons sûrement un peu plus des moments avec nos enfants. Bien sûr, ce n’est pas bien rangé avec leurs jeux et jouets qui sont de nouveau éparpillés un peu partout chez nous…

J’aime revoir des films d’animation en famille, avec sous-titrage.. par exemple, je voudrais bien regarder La petite sirène ou Blanche-Neige avec le sous-titrage, je ne les ai jamais vus sous-titrés… je redécouvre avec mon fils, les films des années 80 ou 90 que je regardais enfant sans le sous-titrage…

Et de mon côté, avec le risque de la prolongation du télétravail jusqu’à cet été, je m’active de nouveau : après 3 mois de pause, le matin, je reprends la course à pied sur route dans le périmètre imposé.

Et pour vous, quelle est votre journée type depuis le début du confinement ? 🙂 
Restez chez vous et prenez bien soin de vous !

Et les grèves dans tout cela ?

je n’ai pas trouvé une meilleure illustration pour ce billet, j’adore ce bandeau !
copyright Sonia Delaunay

Nous habitons en proche banlieue dans la région parisienne. En temps normal, mon trajet de travail dure moins d’une heure. Avec les grèves qui durent depuis début décembre, soit j’arrive à faire le même trajet (ou à peu près avec 10min de plus), soit je modifie mon trajet et cela peut durer jusqu’à 1h30 voire 2h (heureusement pas souvent… mais pas de chance quand ça m’arrive !).

Au début, je décalais mes journées de travail, et j’alternais avec le télétravail à la maison. J’arrivais une heure plus tôt le matin et je repartais en milieu d’après-midi, puis le reste de l’après-midi, je travaillais chez moi. Ce décalage casse le rythme habituel et cela me fatigue davantage. Mais ça fait du bien de récupérer les enfants le soir si on ne les a pas vus le matin !

Cela a donc un impact énorme sur ma concentration (voir ce billet). Quand je fais 3 journées décalées de suite, à la fin, je suis encore plus fatiguée. Mes collègues le savaient, je les prévenais de ma fatigue et je prévoyais davantage de pauses dans la journée.

J’ai aussi droit au télétravail : cela me repose, je peux m’occuper des enfants le matin, je communique avec mes collègues par mail et par messagerie instantanée. C’est top pour un salarié sourd, n’est-ce pas ?

Cependant, pour mon travail, parfois, j’ai besoin de voir des collègues. Mieux que la messagerie instantanée ou les mails. En effet, certains sujets sont assez complexes et ce n’est pas toujours évident d’expliquer à distance.
Alors je me déplace quand j’ai des réunions physiques dont j’ai besoin pour avancer dans mes projets.

Quand on a une réunion et que j’ai réussi à venir sur mon lieu de travail, il arrive qu’une personne ou deux soient absentes à la dernière minute. Je suis embêtée comme presque tout le monde !

Une fois, j’ai réservé la prestation de retranscription écrite à distance pour un point avec 2 collègues, parce que le sujet de la réunion est assez technique et que je ne voulais pas perdre des infos ‘inutilement’.
Le jour J, l’un des deux ne pouvait se déplacer et on a pu maintenir la réunion.

C’est devenu une réunion téléphonique comme les aiment tellement les entendants 😉

Aujourd’hui, cela va un peu mieux, je peux prendre le trajet aux heures habituelles. Je ne décale plus mes journées de travail ; les collègues sont un peu plus souvent présents sur mon lieu de travail. Tant mieux !

Et vous, comment avez-vous vécu cette période compliquée au travail ?

Comment montrer sa fragilité sans casser son image professionnelle ?

Ce billet est exceptionnellement très long car c’est quelque chose qui me tient à coeur.
Pour commencer et avant de lire la suite, je voudrais partager avec vous, cet article très intéressant qui m’a donné l’idée de ce billet : « la fragilité n’empêche pas la performance »

Une anecdote

J’ai plein d’anecdotes dans ma poche mais j’ai choisi celle-ci…

J’ai osé dire à un collègue que je n’ai rien compris à sa discussion avec un autre (qui me connait un peu plus). On était 3 dans une petite salle (mal aménagée, ce qui n’a pas arrangé les choses) et ils discutaient devant moi comme si je n’étais pas là. Puis on me demande mon avis. J’ai été obligée d’être aussi directe avec le premier :

Je n’ai rien compris.

Soudain… un temps mort, un gros blanc, ou une mouche qui passe, comme vous voulez…

Puis il s’est repris, j’ai essayé de lui donner des pistes comment m’expliquer, qu’il peut écrire pour que je le comprenne… il a essayé de m’expliquer, il a écrit sur son cahier de notes. Il a fait des efforts et moi aussi pour le mettre à l’aise.

Après la réunion, je lui ai envoyé un mail privé en expliquant que cela m’arrive d’être ainsi avec tout le monde quand je ne comprends pas, quand je n’ai pas compris un mot ou une phrase entière en lisant sur les lèvres. C’est normal comme attitude. C’est moi, quoi ! Puis il a reconnu avoir des difficultés.

Et quelle bonne surprise quand je le revois 2 mois après, pour un autre projet… il fait attention à moi !
Aujourd’hui, il est à l’aise avec moi, il a du en discuter avec quelqu’un et / ou réfléchi à tout ça. Je me suis dit après ça, que j’ai bien fait de lui parler par mail, pour dissiper ce malaise.

Une certaine maturité

Même si je sais que c’est normal pour moi qui suis sourde, je dois m’assurer de comprendre ce qu’on dit autour de moi car cela a un impact sur mon travail, mes projets, mes objectifs… que je dois pouvoir travailler dans de bonnes conditions.

J’assume ma surdité dans ma vie privée, au travail aussi… mais le fait de dire des choses à des collègues, comme tu parles trop vite, de couper la parole en plein milieu d’une discussion, d’oser gêner mes collègues…
Risquer un regard compatissant, un soupir…
Deviner leur embarras encore plus grand…
C’est justement ce moment précis qui peut nous mettre tous dans cet embarras, un moment suspendu, un gros blanc gênant…

Si, dans leur attitude face à moi, la collègue sourde, leur gêne se voit, j’arrive à garder mon calme et à rassurer ces personnes.
C’est à moi de leur montrer comment on peut fonctionner ensemble… J’adapte mon discours en fonction des situations de travail, de la personnalité des gens.
Je souris beaucoup, ça fait partie de ma personnalité et c’est plus facile pour moi de rassurer ainsi.
Parfois, je fais de l’humour pour améliorer l’ambiance, casser cette gêne-là. Et ça passe mieux grâce à l’attitude positive !

Je dois leur montrer que je m’adapte à eux, et eux savent qu’ils doivent faire l’effort avec et pour moi. Ça ne peut marcher que dans les deux sens mais cela dépend surtout de l’ouverture d’esprit de ces personnes.

Parfois, plus tard, si quelque chose ne s’est pas bien passée, je leur envoie un mail privé comme je vous l’ai raconté plus haut, ou bien ces personnes me contactent pour s’expliquer ou me demander des explications.

Avec tous ces moments de gêne – ô combien j’en ai eus depuis le début de mon intégration, j’ai acquis cette maturité. J’arrive souvent à agir dans ce genre de situation.

Mais pas toujours à l’aise…

Alors, plus haut, j’ai dit : souvent. Le reste du temps, je suis mal à l’aise.
Quand pour une formation ou conférence, les vélotypistes doivent s’installer dans un coin pas toujours confortable,
Ou bien que le téléphone de la salle de réunion est en panne alors que la prestation de retranscription écrite à distance est réservée,
C’est gênant pour moi…

Autour de moi, cela peut renvoyer une image pas forcément positive. Dans ma tête, les collègues voient ça comme une contrainte ou une charge, peu importe, et je n’arrive pas toujours à passer outre ce sentiment-là.
Je dois prendre sur moi.

Je dois garder à l’esprit qu’on est obligé de passer par là, que ça ira mieux par la suite, que même si on m’a trouvée ‘gênante’ à ce moment-là, j’aurai affirmé ma position de salariée sourde face aux innombrables collègues entendants.
Et que, eux, ils connaissent enfin mes besoins réels.

Il m’arrive parfois de ne pas agir pendant toute une réunion au risque de perdre des informations capitales pour mon travail… parce que c’est fatiguant de penser tout le temps à cela.
ça dépend de mon humeur, de ma forme (je comprends moins bien quand je suis fatiguée ou malade), ça dépend aussi de la personne qui parle – par exemple si la personne est pressée ou s’il s’agit d’un directeur…

Difficile aussi de relancer des personnes avec qui on n’a pas d’affinité et qui oublient vite les réflexes avec moi.

Certes, c’est aussi beaucoup plus simple quand on est en petit comité, je me permets de leur dire quand ça ne va pas. Quand on est plus nombreux, c’est plus compliqué.
Comme si je devais les respecter au vu de leur nombre, non ?

Eh bien, non ! je sais au fond de moi que c’est faux, que j’ai raison sur le fait que je doive leur dire ce qui ne me convient pas. Je n’y arrive pas toujours car ce n’est pas forcément moi qui les anime, j’y travaille encore !

Mon image professionnelle vs ma fragilité ?

Alors que se passe-t-il si je ne m’exprime pas du tout ? ça risque de dégrader davantage mon image professionnelle, non ? en même temps, on a besoin de le dire quand cela ne va pas, sourd ou entendant sinon on court au burn-out, au mal-être…

Un jour, une ergonome handicap m’a dit : ‘Pourquoi ne t’exprimes-tu pas sur tes besoins ? C’est naturel.

Est-ce vraiment bien vu de montrer sa fragilité ? de montrer qu’on ne peut pas être tout le temps fort ? de ne pas être souvent au niveau d’intégration que l’on exige de moi ? de ne pas être aux normes de performance ? de montrer ses limites ? les contraintes de la surdité en terme de communication ?

  • On nous a appris à nous intégrer à la société, à nous taire même quand ça ne va pas.
  • On nous dit que l’on fait des efforts pour nous, qu’ils ont fait ça ou ci pour nous…
  • Que nous profitons de notre surdité pour ne rien faire…
  • Que nous ne les remercions pas assez…

Les gens sont peut-être maladroits mais cela a suffi pour nous conditionner à nous taire sur nos sentiments pour ne plus subir ce genre d’injustice qui est frustrant.
Nous ne sentions pas forcément écoutés, reconnus comme tels.

Nous avons l’impression de répéter souvent la même chose et qu’en retour, on ne voit pas grand chose qui nous facilite la vie. Donc on arrête tout simplement. Et on subit… Mais quand on ne veut plus subir au bout de XX années d’intégration, on devra assumer les conséquences dont nous n’avons plus l’habitude !

N’hésitez pas à commenter, ça me fera plaisir de voir que je ne suis pas la seule à me battre au travail 🙂

Nouvelles !

rene-magritte-la-promesse

la promesse de Magritte

Oh oui, mes nouvelles, je vous en donne enfin ! Depuis mi-mars, je n’ai presque rien écrit pour mon blog (à part un billet sur les accidents cardiaques entretemps et quelques posts sur ma page facebook).

J’avoue ne plus avoir de l’inspiration (enfin, si mais maintenant seulement) même si je note encore des idées de billets sur un carnet. Je vois mes enfants grandir, changer encore, et Continuer la lecture

La violence ordinaire au travail

source : surdicité

source : surdicité

Alors si j’en parle, c’est d’abord parce que c’est de nouveau la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées… mais aussi parce que, en octobre dernier, j’ai assisté aux 1ères Assises nationales de l’inclusion professionnelle et de la diversité – Sourds et Entendants au travail, organisées par la Fédération Nationale des Sourds de France. Le sujet promettait d’être passionnant Continuer la lecture

Retour dans le monde sonore

13713708…suite de mon billet ’14 mois de silence’…

Finalement, je suis retournée voir mon audioprothésiste, 5 mois après mon retour de congé maternité. Pendant ces longs mois, petit à petit, un changement s’est opéré en moi au travail… Les bruits me manquent, j’ai besoin d’entendre Continuer la lecture

L’Entendant est mal poli quand…

keep-calm-and-smileCe billet, un petit défouloir… Cela peut arriver à tout le monde, n’importe quand et dans tous les endroits possibles.
Beaucoup d’entendants sont mal polis, surtout quand ils ne connaissent pas la surdité, il y en a qui ne le savent pas mais le sauront… Il y en a qui croient être polis, d’autres qui font exprès d’être mal polis… Ces attitudes me déplaisent en tant que sourde et peut-être que la liste en fera réfléchir plus d’un (ou donner des idées et tant pis!)… Allez, je me lance ! Continuer la lecture

Le ciel est bleu

lecielestbleuUn matin, arrêt prolongé du métro dans une station à Paris. Tout à coup, la majorité des gens descend des wagons et au lieu d’attendre sur le quai, ils vont dans la même direction comme des moutons, vers la sortie. Je descends du wagon et je réfléchis quelques minutes parmi cette foule. Je regarde autour de moi : que des gens pressés, c’est normal à l’heure d’aller au boulot. Je repère une dame calme, pas pressée, je vais vers elle Continuer la lecture

14 mois de silence

ce n'est pas mon appareil mais une photo ;-)

J’avais mis de côté mes oreilles – c’est-à-dire mes appareils auditifs – pendant très longtemps, exactement 14 mois, honnêtement, la plus longue pause silencieuse que je n’ai jamais connue de ma vie…
Car on n’arrêtait pas de me dire que ça siiiiiiiiffle ! partout, à la maison, au travail… On me regardait aussi de travers dans les transports urbains et au cinéma, ce qui était inhabituel ! Alors j’éteins mes oreilles et on ne me regarde plus. Je deviens très vite parano.

Au boulot, en open-space, je n’ai plus confiance en moi, Continuer la lecture